cfac texte 2021

 La castration précoce : un outil dans la prévention

Femelle : 

La stérilisation de la chienne supprime les nuisances liées aux chaleurs (fugues, pertes de sang, siège de la maison par tous les chiens du quartier), les grossesses non désirées, les lactations nerveuses, les infections de l'utérus, et si elle est pratiquée avant les premières chaleurs, les tumeurs mammaires. (L'efficacité de la stérilisation sur la prévention des tumeurs mammaires diminue si l'intervention est pratiquée plus tard).

Les chiennes stérilisées avant leurs premières chaleurs sont moins susceptibles de développer une tumeur mammaire.

Le risque augmente dès que la stérilisation est retardée : 40 à 60% des chiennes non stérilisées développent au moins une tumeur mammaire au cours de leur vie. Moins de 0,5% des chiennes stérilisées avant le premier épisode de chaleur développeront une tumeur mammaire (risque diminué par 200). Après un premier épisode de chaleur le risque est déjà de 8%, puis de 26% après un deuxième épisode.

Mâle 

Les tumeurs testiculaires sont peu fréquentes chez le chien, elles atteignent plus fréquemment les chiens ayant des testicules anormaux, en particulier lorsque l'un des testicules est resté dans l'abdomen.

Si votre chien est monorchide (un seul testicule en place) ou cryptorchide (aucun testicule en place), nous vous conseillons de le faire opérer au plus tôt.

En effet, il risque de développer une tumeur et supportera d'autant mieux l'opération qu'il est jeune et en bonne santé.

L'hypertrophie bénigne de la prostate, malgré son nom, n'est pas une maladie à prendre à la légère.

En effet, la libération d'hormones mâles entraîne une augmentation trop importante du volume de la prostate avec pour conséquences :

Des difficultés pour le chien à faire ses selles.

Il souffre de constipation chronique avec des conséquences au niveau du côlon, du rectum ou de l'anus, et un risque non négligeable de hernie périnéale.

Une pression permanente de la prostate sur l'uretère qui favorise les cystites.
Un risque accru d'infections de la prostate (abcès) du fait de son hypertrophie.