• Les pathologies les plus fréquentes
  • 1. Infection à Demodex ou démodécie

     

    Demodex canis est un parasite normal de la peau du chien transmit lors de l'allaitement. Parfois ces acariens prolifèrent, entraînant des lésions cutanées localisées ou généralisées nécessitant un traitement spécifique avec un médicament, ainsi que la prise en charge des affections sous-jacentes.

    Symptômes

    • Les acariens Demodex font partie de la faune cutanée physiologique du chien et sont présents en petit nombre chez la plupart des chiens sans que ceux-ci ne présentent de signes cliniques. Ces acariens passent toute leur vie dans la lumière des follicules pileux et envahissent également les glandes sébacées en cas d'infestation massive. Ils ne peuvent pas survivre loin de leur hôte.
    • Si la présence d'acariens Demodex dans le pelage d'un chien peut être normale, comment les choses se compliquent-elles ?
      La démodécie est considérée comme une maladie plurifactorielle et il ne suffit pas d'éliminer les acariens et de soigner le chien pour la traiter. Demodex canis est considéré comme un parasite normal de l'écosystème cutané du chien et se transmet lors de l'allaitement. La démodécie d'apparition précoce disparaît spontanément chez le chiot lorsque son système immunitaire devient mature : En effet, il devient plus résistant et l'organisme est alors capable d'éliminer tout signe clinique lié à la présence de ces acariens.
    • La démodécie se manifeste généralement sous forme de lésions cutanées localisées ou généralisées.
    • La démodécie localisée apparaît le plus souvent chez les jeunes chiens de moins de 2 ans. Les lésions typiques incluent une inflammation cutanée et une alopécie (perte des poils). Des plaques sur la tête et/ou les pattes avant peuvent être observées. Un prurit (grattage) et de légères zones squameuses peuvent également être observés. Cette affection disparaît spontanément chez la plupart des jeunes chiens. Certaines races sont plus exposées à la forme juvénile de la maladi
    • La démodécie généralisée peut apparaître chez le chiot ou le chien adulte. Elle touche une partie entière du corps, avec plus de 6 zones en foyer, et/ou les coussinets. Les lésions cutanées observées chez le chien sont variables et peuvent inclure des comédons, une infection cutanée profonde et une furonculose (pustules) accompagnés d'un suintement contenant du sang et de croûtes épaisses. Dans la forme d'apparition tardive (à l'âge adulte), il existe généralement un facteur prédisposant comme une mauvaise alimentation, le stress, les chaleurs ou la présence d'autres endoparasites. D'autres affections sous-jacentes comme l'hypothyroïdie, l'hypercorticisme, la leishmaniose ou les tumeurs, et certains traitements comme les glucocorticoïdes ou la chimiothérapie, ont été associés à la démodécie.

    Diagnostic

    • Si votre chien présente des signes de type démangeaisons, perte de poils par plaques, croûtes, etc., il convient de consulter votre vétérinaire.
    • Le diagnostic de démodécie est très facile à poser une fois la liste des diagnostics possibles établie : un simple raclage cutané mettra en évidence un nombre important d'acariens. Ce raclage doit être profond et inclure un exsudat capillaire/sérique/sanguin. Cet examen est indolore pour votre chien et nécessaire au diagnostic final. Il permet également de distinguer cette infection d'autres infections cutanées également provoquées par des acariens (comme la gale sarcoptique, par ex.) Le vétérinaire pince la peau avant ou pendant le raclage afin de favoriser la sortie des acariens Demodex des follicules pileux. La peau ou l'instrument utilisé lors du raclage peuvent être humidifiés à l'aide d'une huile minérale afin de faciliter le recueil de l'échantillon. Le vétérinaire examinera l'échantillon au microscope afin de rechercher la présence d'acariens Demodex.
    • Chez le chien adulte, le diagnostic de démodécie incite le vétérinaire à rechercher d'autres causes sous-jacentes/maladies associées.

    Traitement

    • La démodécie est une infection cutanée profonde, absente de la surface du pelage ce qui n'entraîne aucun risque de transmission par contact. Cette caractéristique explique également pourquoi le traitement de la démodécie généralisée reste un véritable défi pour les vétérinaires. Jusqu'à présent, le traitement de cette affection reposait sur un bain d'Amitraz (dans lequel le chien devait être entièrement plongé). Ces bains ne sont pas pratiques, prennent du temps et peuvent être associés à une léthargie et une somnolence en cas d'ingestion d'Amitraz.
    • De nouveaux médicaments autorisés depuis peu chez le chien en tant que spot-on mensuels (produit à appliquer à la base de la tête de l'animal) se sont révélés efficaces dans le traitement de la démodécie. Les chiens sous traitement doivent être suivis par le vétérinaire et le traitement poursuivi après la guérison clinique, c'est-à-dire après avoir obtenu deux raclages cutanés négatifs (n'ayant pas permis de mettre en évidence la présence d'acariens Demodex).

    Prévention

    • Le mécanisme pathogène complet de la démodécie n'a pas encore été élucidé mais il a été démontré que les chiens atteints d'une démodécie généralisée chronique présentaient une altération de la fonction immunitaire. Alors que certaines études suggèrent une prédisposition génétique chez certaines races ou familles de chiens, d'autres ont constaté une diminution de la réponse immunitaire induite par les acariens Demodex eux-mêmes.
    • Même si le caractère héréditaire de la démodécie généralisée n'a pas encore été définitivement prouvé, il est vivement recommandé de ne plus faire reproduire les chiennes ayant eu une portée de chiots atteints de cette maladie.
      La démodécie est rare chez le chat. Étant donné que les acariens Demodex sont spécifiques à leur hôte, il n'existe aucun risque de transmission à l'homme.
  • 2. Gastro-entérite

     

    La gastro-entérite se caractérise par des nausées, des vomissements et/ou des diarrhées d’apparition soudaine. Dans la plupart des cas, elle est due à l’ingestion d’un aliment inapproprié et répondra bien à un traitement symptomatique. Il peut néanmoins arriver qu’une maladie infectieuse ou l’ingestion d’un corps étranger provoque également des signes de gastro-entérite et nécessite un traitement spécifique.

    Causes

    La gastro-entérite est un terme non spécifique utilisé pour désigner une irritation ou une inflammation du tube digestif (intestin uniquement ou estomac/intestin) caractérisée par l’apparition soudaine de vomissements et de diarrhées. Si la maladie se limite à des vomissements, on parle de gastrite ; si elle se limite à des diarrhées, on parle d’entérite.

    La gastro-entérite simple est généralement due à l’ingestion d’un aliment avarié ou contaminé (animal qui fait les poubelles par ex.) et s’observe plus souvent chez le chien que chez le chat car le chien est parfois peu exigeant vis-à-vis de ce qu’il mange. La véritable cause de la gastro-entérite reste souvent inconnue et dans la plupart des cas, un traitement symptomatique est mis en œuvre, l’objectif étant de soulager les signes cliniques désagréables (vomissements et diarrhées, par exemple) afin que l’animal se sente mieux et guérisse plus vite.

    Parmi les causes spécifiques de gastro-entérite, citons l’ingestion de corps étrangers, de produits toxiques ou de plantes, les médicaments irritants, les parasites intestinaux, les virus (parvovirus, par exemple) et très rarement, les bactéries. Dans ces cas précis, il est possible de diagnostiquer la cause de manière spécifique après avoir réalisé des examens particuliers permettant de détecter les éléments ci-dessus.

    La gastro-entérite hémorragique, qui peut se caractériser par la présence de sang dans les vomissements et les selles du chien, est une maladie très grave. Sa cause reste souvent incertaine mais des soins de soutien doivent être rapidement instaurés afin que l’état de santé du chien s’améliore.

    Symptômes

    Dans la plupart des cas, la gastro-entérite revêt une forme aiguë qui se caractérise par l’apparition soudaine de vomissements et/ou de diarrhées. L’animal vomit généralement de la nourriture et de la bile et il peut arriver que les vomissures contiennent de petites quantités de sang. Les animaux malades sont généralement indifférents à la nourriture et peuvent, ou non, se sentir mal. Il est rare qu’ils présentent de la fièvre et des douleurs abdominales. La gastro-entérite peut également provoquer des nausées, se traduisant par une salivation, un léchage des babines/des claquements de langue, des haut-le-cœur, une perte d’appétit et une léthargie, notamment chez le chien.

    Une visite chez votre vétérinaire peut s’avérer nécessaire, en fonction de l’état clinique de l’animal et des symptômes qu’il présente. Elle devient indispensable en cas de vomissements persistants ou intenses (plus de 2 à 3 fois par jour), de diarrhées persistantes/abondantes, de perte d’appétit, de léthargie, de vomissures rosées ou de selles rouges/noires, ou de fièvre.

    En effet, l’une des principales complications des vomissements et de la diarrhée est la déshydratation. Elle peut constituer un véritable danger pour la santé de l’animal et entraîner sa mort, notamment chez les jeunes animaux.

    Diagnostic

    Le diagnostic de gastro-entérite d’intensité légère repose sur la présence de vomissements et/ou de diarrhées non compliqués. Le diagnostic de gastro-entérite aiguë est généralement un diagnostic d’élimination basé sur les antécédents de l’animal et l’examen clinique réalisé par le vétérinaire, sauf si le propriétaire signale que son animal a ingéré une substance irritante, un corps étranger (comme un jouet) ou un médicament inapproprié.

    S’il existe une suspicion clinique de pathologie plus grave qu’une gastro-entérite simple ou une suspicion de cause sous-jacente, des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour déterminer la cause de la maladie. Ces examens peuvent inclure des radiographies et une échographie abdominales, ainsi que des examens de sang ou de selles (permettant de diagnostiquer la présence de parasites intestinaux ou une maladie virale comme la parvovirose chez le chiot, par exemple).

    Il est souvent nécessaire de réaliser des examens sanguins afin de rechercher la présence éventuelle d’une atteinte des organes internes pouvant expliquer les symptômes et d’évaluer le degré de gravité et les complications possibles de la maladie.

    Traitement

    Le traitement de la gastro-entérite aiguë repose presque exclusivement sur les soins de soutien et l’utilisation de médicaments permettant de soulager les symptômes (vomissements et diarrhées) que présente l’animal. En effet, les vomissements et la diarrhée doivent être traités en priorité afin d’éviter les pertes d’eau et d’électrolytes pouvant entraîner la déshydratation de l’animal et menacer rapidement son pronostic vital.

    Les antiémétiques sont des médicaments permettant de stopper les vomissements ; certains d’entre eux permettent également de soulager les nausées et ont été spécialement mis au point pour les chiens. Certains médicaments sont injectables, ce qui constitue un avantage si le chien vomit. Des comprimés peuvent ensuite être donnés à l’animal.

    Les soins de soutien incluent également l’administration d’une solution équilibrée d’eau et d’électrolytes (appelée fluidothérapie), par voie orale si le chien ne vomit plus, ou dans le cas contraire, par perfusion intraveineuse.

    Le vétérinaire peut également conseiller de respecter une courte période de jeûne suivie par la réintroduction de petites quantités de nourriture associée à l’adoption d’un aliment non irritant.

    Si le vétérinaire soupçonne et découvre une cause sous-jacente, un traitement spécifique visant à remédier à cette cause doit être mis en œuvre (traitement médicamenteux contre les vers intestinaux, par exemple).

    La plupart des gastro-entérites non spécifiques se soignent en quelques jours, à condition de contrôler les pertes de liquides. Il est essentiel de surveiller l’état de santé de votre animal pendant la phase de traitement à domicile. Si son état de santé ne s’améliore pas au bout d’1 à 3 jours, s’aggrave, ou si de nouveaux symptômes apparaissent (sang dans les selles, apathie très importante, faiblesse, fièvre, etc.), il convient de consulter à nouveau votre vétérinaire dans les plus brefs délais.

    Le comportement naturel du chien consiste à manger tout ce qu’il trouve (restes de tables, déchets, etc.) ; par conséquent, le fait d’habituer très tôt votre animal à ne manger que la nourriture que vous lui donnez dans sa gamelle peut se révéler extrêmement bénéfique.

    Toute modification alimentaire soudaine peut être mal tolérée par les chiens et les chats ; il est par conséquent essentiel d’introduire tout nouveau régime alimentaire sur plusieurs jours.

    La vaccination régulière de votre animal permettra également de le protéger contre plusieurs maladies virales graves, comme la parvovirose par exemple, qui affectent le tube digestif.

    Enfin, l’utilisation régulière d’un vermifuge (traitement contre les vers) à large spectre , associée à un traitement anti-puces afin d’éviter certains vers intestinaux (Dipylidium, par exemple), est indispensable chez les chiots, les chatons, les chiens et les chats adultes.

    Prévention

    Le comportement naturel du chien consiste à manger tout ce qu’il trouve (restes de tables, déchets, etc.) ; par conséquent, le fait d’habituer très tôt votre animal à ne manger que la nourriture que vous lui donnez dans sa gamelle peut se révéler extrêmement bénéfique.

    Toute modification alimentaire soudaine peut être mal tolérée par les chiens et les chats ; il est par conséquent essentiel d’introduire tout nouveau régime alimentaire sur plusieurs jours.

    La vaccination régulière de votre animal permettra également de le protéger contre plusieurs maladies virales graves, comme la parvovirose par exemple, qui affectent le tube digestif.

    Enfin, l’utilisation régulière d’un vermifuge (traitement contre les vers) à large spectre , associée à un traitement anti-puces afin d’éviter certains vers intestinaux (Dipylidium, par exemple), est indispensable chez les chiots, les chatons, les chiens et les chats adultes.

  • 3. Infections cutanées - Pyodermite

     

    Les infections cutanées sont un motif fréquent de consultation vétérinaire. Quelle que soit la cause de l’infection, les lésions cutanées observées peuvent être très semblables et s’accompagnent souvent de démangeaisons. Les infections cutanées d’origine bactérienne sont fréquentes et peuvent nécessiter plusieurs semaines de traitement antibiotique.

    Causes

    La peau forme l’enveloppe externe de l’organisme et le protège contre les éléments extérieurs hostiles comme la chaleur/le froid, l’eau/la sécheresse, les toxines chimiques, les lésions mécaniques, la lumière du soleil et les agents ou organismes potentiellement envahisseurs comme les bactéries, les champignons, les levures, les acariens, les insectes et les virus.

    Infection cutanée bactérienne (pyodermite)
    La présence d’une infection bactérienne peut être observée dans de nombreux cas de lésions cutanées qui n’ont pas correctement cicatrisé. Staphylococcus pseudintermedius, la bactérie la plus souvent impliquée dans les infections cutanées, profitera de la moindre effraction ou lésion cutanée pour provoquer une infection bactérienne secondaire appelée pyodermite.

    La pyodermite peut être localisée ou s’étendre à une grande partie du corps. Dans la plupart des cas, seules les couches superficielles de la peau sont atteintes mais il peut arriver que les couches profondes le soient également, avec formation de longs canaux de pus et de tissu fibreux.

    Causes sous-jacentes
    Les affections ou troubles cutanés les plus fréquents pouvant engendrer une pyodermite secondaire sont les suivants:
    Allergies (atopie, alimentaire, de contact, aux piqûres de puces)
    Infestation ectoparasitaire par les puces, les poux ou encore les acariens (en savoir plus)
    Troubles hormonaux comme l’hypothyroïdie ou la maladie de Cushing
    Anomalies des couches superficielles de la peau (peaux grasses)
    Plis cutanés profonds situés dans une zone de frottement

    Infections bactériennes d’apparition soudaine
    Les deux phénomènes ci-dessous apparaissent beaucoup plus rapidement.

    1. Abcès
      Il s’agit d’une infection bactérienne des couches profondes de la peau et des tissus sous-jacents, généralement associée à une morsure d’animal (plaie par perforation), une plaie infectée ou un élément emprisonné suite à la cicatrisation, comme un épillet de graminée par exemple (corps étranger).

    2. Dermatite pyotraumatique ou suintante
      Il s’agit d’une pyodermite des couches superficielles de la peau qui apparaît généralement en quelques heures par temps chaud et humide. Au départ, elle est souvent due à une irritation provoquée par une piqûre de puce par exemple, mais le fait que l’animal se mordille et se gratte efface les lésions initiales, laissant une large zone suintante à vif et infectée, qui démange l’animal.

    Infections cutanées non bactériennes
    La teigne, une infection des poils due à un champignon ; elle n’est pas très fréquente.
    La dermatite à Malassezia, une infection de la surface de la peau due à une levure ; elle peut fréquemment s’observer en cas de lésions cutanées d’origine allergique apparaissant souvent en même temps qu’une pyodermite.

    Symptômes

    Symptômes d’une pyodermite :

    Ils varient d’un animal à l’autre et peuvent toucher l’ensemble de l’organisme. Les symptômes peuvent inclure :

    une inflammation cutanée (dermatite) à l’origine de démangeaisons (prurit).
    une perte de poils (alopécie) et un pelage terne.
    de petites taches rouges saillantes sur la peau (papules).
    de petites zones avec écoulement de pus, souvent au niveau d’un follicule pileux (pustules).
    des croûtes.
    une inflammation (douleur, chaleur, rougeur et œdème).
    une odeur désagréable et
    du pus (écoulement épais jaune/rouge/vert), notamment en cas d’infection profonde.

    Symptômes d’une infection bactérienne d’apparition soudaine :
    Abcès : semblable à un petit « volcan » : la zone affectée est douloureuse, rouge, chaude et enflée. Un point d’entrée (plaie) peut être visible au centre de l’abcès, par lequel du pus peut s’écouler.
    Dermatite pyotraumatique ou suintante : également appelée « hot spot » (point chaud) car la zone affectée est bien circonscrite, sans poils et la couche superficielle de la peau est chaude. La lésion est douloureuse et les tissus humides exposés peuvent contenir des îlots de croûtes de pus collantes.

    Symptômes d’une infection non bactérienne :
    La teigne provoque des plaques de poils cassés, une perte de poils et des croûtes grisâtres.
    La dermatite à Malassezia est à l’origine d’un pelage huileux épais s’accompagnant d’une odeur caractéristique de « graisse rance ». Elle est souvent associée à une pyodermite.

    Diagnostic

    Votre vétérinaire pourra généralement diagnostiquer l’infection bactérienne en cause après avoir examiné les modifications cutanées caractéristiques et prélevé des échantillons qui seront analysés au microscope afin de découvrir l’organisme responsable. La mise en culture de prélèvements de peau permet d’identifier la bactérie impliquée, (Staphylococcus pseudintermedius dans la plupart des cas) et de sélectionner l’antibiotique le mieux adapté.

    Cependant, il est également très important d’identifier la cause sous-jacente d’une pyodermite et cela peut se révéler très difficile. Cette étape est néanmoins nécessaire pour guérir les lésions cutanées à long terme. Si le traitement se limite à la guérison de la pyodermite, cette dernière aura tendance à disparaître puis à réapparaître. De nombreux examens peuvent être nécessaires et sont souvent réalisés sur une longue période. Ils peuvent inclure :
    un raclage cutané des couches les plus profondes de la peau (pour un examen au microscope à la recherche de bactéries, de parasites, de champignons ou de levures, ainsi qu’une mise en culture).
    l’utilisation pendant une période donnée d’une alimentation hypoallergénique.
    des dosages hormonaux ainsi que d’autres tests.

    Infections bactériennes d’apparition soudaine

    Le vétérinaire diagnostiquera facilement la présence d’un abcès ou d’une dermatite pyotraumatique en se basant sur les symptômes.

    Les objectifs du traitement sont les suivants :
    Traitement spécifique des lésions cutanées initiales.
    Traitement de l’infection bactérienne secondaire. Plusieurs semaines de traitement peuvent être nécessaires en cas d’infection profonde ou d’infection au long cours. Il est essentiel d’administrer les antibiotiques chaque jour au bon moment et de n’oublier aucune dose. Le fait que le propriétaire n’administre pas la totalité du traitement antibiotique à son chien est une cause fréquente d’échec du traitement. Le cycle de traitement doit être terminé même si une nette amélioration des lésions cutanées peut déjà être observée. Des corticoïdes ou des antihistaminiques peuvent être prescrits pour diminuer l’inflammation et calmer les démangeaisons.
    Soins des lésions cutanées/des poils. Divers shampooings et aliments contribuent à une peau et un pelage sains.
    Drainage d’un abcès associé à un traitement antibiotique.
    Traitement spécifique de toutes les infections cutanées dues à un champignon.

    Votre vétérinaire déterminera le traitement adapté à votre animal. Les infections au long cours nécessitent plusieurs semaines de traitement, c’est pourquoi il est important de terminer le cycle de traitement prescrit par votre vétérinaire.

    Prévention

    Une consultation précoce permettra d’éviter l’apparition de lésions supplémentaires et de diagnostiquer plus facilement la cause initiale de l’infection.

    L’utilisation régulière d’un antiparasitaire contre les puces chez tous les animaux du foyer permettra de les protéger contre une cause fréquente de lésions cutanées à l’origine d’une pyodermite secondaire.

  • 4. Infestation par les puces

     

    L'infestation par les puces est gênante pour l'animal et déclenche des réactions plus graves comme la dermatite allergique aux piqûres de puces, entraînant démangeaisons et croûtes. Les puces véhiculent des agents infectieux (Ténia, Bartonella bactérie responsable de la maladie des griffes du chat).

    L'infestation par les puces est gênante pour l'animal et déclenche des réactions plus graves comme la dermatite allergique aux piqûres de puces, entraînant démangeaisons et croûtes. Les puces véhiculent des agents infectieux (Ténia, Bartonella bactérie responsable de la maladie des griffes du chat).
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    Les puces

    Les puces sont les parasites externes les plus fréquents chez les animaux de compagnie. La puce du chat (Ctenocephalides felis) est lespèce de puces la plus répandue chez le chat et le chien. L'infestation par les puces est désagréable pour l'animal et son maître.

    Le cycle de vie d'une puce dure de quelques semaines à un mois et peut même être plus long si les conditions sont favorables. Au cours de ce cycle composé de trois étapes équivalant à une boucle fermée, les puces vivent une métamorphose complète :
    Les puces adultes sautent sur un hôte (chien, chat ou homme, par ex.) et commencent à se nourrir de son sang au bout de quelques minutes. Les piqûres de puces provoquent des démangeaisons et une irritation, et peuvent également transmettre des maladies.
    Moins de 48 heures plus tard, les puces commencent à pondre des œufs qui tombent rapidement de l'animal et envahissent l'environnement.
    En quelques jours, ces œufs éclosent et donnent des larves. Ces larves fuient la lumière et se logent immédiatement dans les tapis et les fissures des sols, ce qui rend leur repérage difficile. Elles tissent des cocons dans lesquels elles se développent pour devenir des nymphes, qui lorsque les conditions sont favorables, émergent sous forme de puces adultes prêtes à sauter sur un hôte à sang chaud et à perpétuer le cycle.

    Une seule femelle peut pondre jusqu'à 50 œufs par jour. En un mois, 10 femelles peuvent pondre jusqu'à 15 000 œufs. Le chien ou le chat touché répand des œufs de puces partout où il va, provoquant ainsi une infestation massive de l'environnement intérieur. Un saut de puce peut atteindre 33 cm, ce qui permet à la puce d'infester très facilement d'autres animaux ainsi que l'homme. Les puces mesurent de 1 à 2 mm, ce qui les rend à peine visibles. Pour 5 puces sur l'animal, 95 « se cachent » dans l'environnement (œufs qui tombent de l'animal, œufs et larves déjà présents dans l'environnement). Toute la maison, les tapis, les canapés, les lits et tout l'environnement de l'animal peuvent être massivement infestés par les œufs et les larves de puces qui constituent le réservoir d'une nouvelle infestation. Le fait d'aspirer la maison n'éliminera que 50% des œufs et des larves car ils sont dissimulés dans les sols et les tapis, et entremêlés dans les fibres. Les puces peuvent survivre jusqu'à 6 mois dans l'environnement.

    Une seule puce pique son hôte environ 10 fois par jour et ingère jusqu'à 15 fois son poids en sang. Les puces commencent à se nourrir très rapidement du sang de leur hôte après l'avoir infesté : 25% d'entre elles commencent à se nourrir dans les 5 minutes et 97% dans l'heure suivant leur arrivée sur l'hôte. Cela signifie qu'en cas d'infestation très importante, les puces peuvent entraîner une anémie chez un animal par ailleurs en bonne santé.

    Symptômes

    Les signes cliniques associés à une infestation par les puces peuvent varier et certains animaux ne présenteront aucun signe même en cas d'infestation massive.

    Les piqûres de puces entraînent des démangeaisons intenses qui peuvent se solder par des rougeurs, une inflammation et la perte des poils chez l'animal affecté. Les puces peuvent également être porteuses d'agents infectieux qu'elles peuvent transmettre à l'animal et même à l'homme. Si votre animal se gratte, se mordille, se frotte ou se lèche beaucoup les poils ou la peau, il est probable qu'il ait des puces. L'irritation liée aux piqûres de puces est parfois bénigne, mais si votre chat ou votre chien présente de nombreuses piqûres (surtout s'il s'agit d'un chaton ou d'un chiot), il peut être victime, à terme, d'une grave anémie.

    Certains chiens et chats réagissent violemment aux piqûres de puces. Ils développent une réaction allergique à la salive de puce (dermatite allergique aux piqûres de puces) et souffrent d'intenses démangeaisons (prurit) à l'origine d'une irritation et d'une gêne considérables. Le grattage entraîne fréquemment un léchage répété et le pelage de l'animal est souvent clairsemé. À terme, cela peut entraîner une perte de poils, une inflammation cutanée et une éventuelle infection. L'hypersensibilité aux piqûres de puces est l'allergie la plus fréquente chez le chien et le chat. Dans les zones où l'infestation par les puces est endémique, jusqu'à 40% des chiens peuvent produire des immunoglobulines (IgE) en réponse aux composants allergiques contenus dans la salive des puces. Les animaux touchés se grattent généralement au niveau de la moitié postérieure du corps, notamment à la base de la queue, sur la partie inférieure des cuisses et sur l'abdomen. Chez le chat, des papules croûteuses peuvent également être observées autour du cou. Le tableau clinique de l'infestation varie, avec par exemple une dermatite miliaire ou une perte de poils (alopécie) importante chez le chat, et un eczéma suintant ou une dermatite prurigineuse s'accompagnant de croûtes et d'un érythème chez le chien.

    Les puces sont de petits parasites plats brun foncé qui peuvent également être repérées lorsqu'elles s'enfoncent dans le pelage de votre animal ou sautent dessus. Vous pouvez également trouver de minuscules boules noires dans le pelage de votre animal : il s'agit d'excréments de puces.

    Récapitulatif des symptômes

    • Varient de signes légers à des manifestations plus intenses.
    • Grattage, démangeaisons, léchage de la peau.
    • Perte des poils, croûtes.
    • Infections cutanées bactériennes.
    • DAPP (hypersensibilité aux piqûres de puces).

    Diagnostic

    Il est essentiel d'identifier et de traiter rapidement et efficacement l'infestation par les puces. Comment savoir si votre animal a des puces ? S'il se gratte, se mordille et se lèche plus souvent que d'habitude, vous pouvez soupçonner une infestation par les puces. Les signes cliniques peuvent être limités mais vous pouvez apercevoir des puces ou des excréments de puces dans son pelage.

    Le fait de trouver des puces et/ou des excréments de puces permet de poser un diagnostic définitif. En raison de leur taille minuscule, les puces sont souvent difficiles à repérer et les retirer peut se révéler plus difficile que ce que vous pensiez. Vous pouvez rechercher les puces en brossant le pelage de votre animal à l'aide d'un peigne anti-puces spécial. Recherchez également de minuscules particules rouges foncées qui peuvent ressembler à de petits grains de poivre, des bâtonnets en forme de virgule ou de longues torsades qui sont en réalité des excréments de puces contenant le sang digéré de votre animal. Pour confirmer cela, vous pouvez déposer les particules sur une serviette en papier blanc mouillée : vous verrez apparaître des taches brun rouge (il s'agit de l'hémoglobine contenue dans les excréments des puces).

    L'hypersensibilité aux piqûres de puces est également le trouble allergique le plus fréquent chez le chien et le chat. Dans les zones où l'infestation par les puces est endémique, jusqu'à 40% des chiens peuvent produire des IgE en réponse aux composants allergiques contenus dans la salive des puces. Les animaux touchés se grattent généralement au niveau de la moitié postérieure du corps, notamment à la base de la queue, sur la partie inférieure de la cuisse et sur l'abdomen. Chez le chat, des papules croûteuses peuvent également être observées autour du cou. Le diagnostic de dermatite allergique aux piqûres de puces repose sur plusieurs observations, parmi lesquelles les antécédents, les signes cliniques et la présence de puces ou d'excréments de puces. Lors de l'examen clinique, le vétérinaire relève la présence de puces ou d'excréments de puces sur le chat ou le chien, l'existence de lésions et la répartition de la dermatite. Un test cutané intradermique utilisant un antigène de puce à une dilution de 1/1000, ainsi qu'un témoin positif et négatif, peut être utilisé et déclenchera une réaction positive immédiate chez la majorité des animaux allergiques aux puces. Cependant, la réponse positive au traitement basé sur un programme anti-puces complet est également largement utilisée et sert de diagnostic.

    Le dypilidium (transmit par la puce du chien et du chat) est rarement observé chez l'homme. Par contre l'hydatidose et l'Ecchinococcose peuvent être transmises à l'homme par l'intermédiare du chien directement ou plus souvent indirectement. Les symptômes typiques d'une infestation causée par le ténia sont les douleurs abdominales, les diarrhées et le prurit anal avec une grave affection hépatique.

    Il a été largement démontré que les puces transmettaient la maladie des griffes du chat par l'intermédiaire d'une bactérie du genre Bartonella. Même si les symptômes classiques de la maladie des griffes du chat (fièvre et gonflement des ganglions) sont relativement bénins, il existe des formes plus graves de la maladie. Parmi les manifestations plus graves, citons l'infection bactérienne généralisée, les douleurs articulaires localisées et les troubles du système nerveux central. Une puce infectée peut infecter un chat qui à son tour, peut infecter un homme en le mordant ou le griffant. La maladie pourrait également être transmise directement à l'homme, par l'intermédiaire d'une piqûre de puce.

    Traitement

    Il est essentiel d'adopter la bonne stratégie pour éviter l'infestation par les puces et de consulter un vétérinaire pour obtenir des conseils. Malgré les progrès considérables réalisés au cours des dernières années, l'instauration d'un traitement anti-puces efficace peut encore être un véritable défi. Il existe plusieurs produits à appliquer sur le dos de l'animal (spot-on) ou à administrer par voie orale une fois par mois.

    Étant donné que le cycle de vie d'une puce se déroule en réalité à distance de l'hôte, il est important de traiter l'animal et son environnement. Les propriétaires doivent soigneusement aspirer, laver la corbeille de l'animal et envisager l'utilisation d'un produit vaporisateur ou d'un spray qui agit sur les autres stades de développement des puces pour des résultats plus rapides. Alors que certains produits disponibles dans le commerce agissent sur plusieurs stades de développement de la puce, aucun ne parvient à détruire efficacement les nymphes larves. Certains spots-on sont efficaces pour traiter l'environnement.

    Pour un traitement anti-puces efficace chez votre chien ou votre chat, il est important de garder en mémoire les facteurs « invisibles ». Le traitement doit par conséquent s'orienter autour de trois axes :
    Tuer rapidement les puces adultes : Choisir un traitement anti-puces qui élimine rapidement les puces de votre chien afin de minimiser les démangeaisons, l'irritation et le risque de transmission des maladies par les puces adultes.
    Tuer les œufs de puces pour empêcher la contamination de l'environnement : les animaux infestés par les puces répandent en permanence un grand nombre d'œufs. Gardez à l'esprit que seules 10 puces peuvent pondre jusqu'à 15 000 œufs par mois ! Pour que votre maison ne continue pas à être infestée, il est indispensable de choisir un traitement anti-puces qui élimine également les œufs de puces.
    Tuer les larves de puces afin de traiter l'environnement déjà contaminé : 95% des puces se trouvent dans l'environnement. Un traitement anti-puces qui élimine également les larves de puces et les œufs existants vous aidera à éradiquer efficacement une infestation par les puces.

    Prévention

    Par conséquent, une fois l'infestation éradiquée, vous devez continuer à traiter votre animal. L'utilisation régulière d'un traitement anti-puces vous permettra de réduire de manière considérable le risque d'infestation par les puces. Il est important d'avoir une approche proactive en matière de prévention, quelle que soit l'affection concernée. Les puces sont présentes toute l'année et se multiplient rapidement : il est donc essentiel de traiter régulièrement votre animal, généralement une fois par mois. Demandez conseil à votre vétérinaire et au personnel de la clinique. Il est important de choisir un traitement facile à appliquer : les traitements anti-puces présentés sous forme de pipette sont particulièrement pratiques à appliquer et sûrs pour l'animal.
    Les animaux doivent bénéficier d'un traitement anti-puces tout au long de leur vie. Lorsque les puces issues des œufs déposés par les chiens, les chats ou les animaux sauvages sautent sur un animal traité, elles seront tuées ou leurs œufs seront détruits. De cette manière, vous protégerez vos animaux bien-aimés de futures infestations par les puces.

  • 5. La leptospirose

     

    La leptospirose est une maladie bactérienne, potentiellement mortelle, qui affecte les chiens. Elle est transmissible à l’homme.

    Causes

    Cette maladie est due à Leptospira, une bactérie largement répandue dans le monde entier. La transmission se fait généralement par l’intermédiaire des urines infectées d’un animal porteur, éliminées au niveau d’une flaque d’eau stagnante. La bactérie pénètre alors l’organisme à partir d’une plaie cutanée.

    Il existe de nombreux sérotypes différents de leptospires. Les sérotypes les plus fréquemment retrouvés chez le chien sont canicola et icterohaemorrhagiae. Le chien est considéré comme l’hôte réservoir pour canicola. Cependant, grâce à la vaccination largement répandue contre ces sérotypes, les maladies qu’ils provoquent sont devenues plus rares. Par contre, une augmentation des maladies dues à d’autres types de leptospires comme bratislava et grippotyphosa peut être observée.

    Les rats constituent un important réservoir responsable de la propagation de Leptospira aux chiens et parfois à l’homme. Les rats sont eux-mêmes peu touchés mais ils restent porteurs pendant des années et les colonies font l’objet d’une infection massive.

    Les chiens peuvent également transmettre Leptospira à l’homme et à d’autres chiens par l’intermédiaire de l’urine. Après avoir été infectés, de nombreux chiens deviennent porteurs à long terme alors qu’ils semblent en parfaite santé. En l’absence de mesures d’hygiène strictes, les familles et leur chien peuvent ainsi se retrouver exposés à un risque de maladie grave. La maladie peut parfois être mortelle pour le chien et pour l’homme.

    Symptômes

    Le tableau clinique chez le chien varie d’une absence de symptômes ou de symptômes peu prononcés, à une forme de la maladie évoluant très rapidement vers la mort. La forme « classique » est décrite ci-dessous mais dans de nombreux cas, la maladie est moins grave et/ou évolue plus lentement.

    Forme classique
    La leptospirose provoque un large éventail de symptômes et peut évoquer d’autres maladies infectieuses. Cependant, elle évolue généralement beaucoup plus rapidement que la forme classique de la maladie de Carré et de l’hépatite contagieuse canine.

    Parmi les signes observés, citons les éléments suivants :

    • Fièvre élevée (qui peut à nouveau baisser par la suite)
    • Gastro-entérite avec vomissements et diarrhées pouvant présenter du sang
    • Jaunisse (coloration jaune orangé) caractéristique de la leptospirose, due à des lésions hépatiques
    • Urines foncées
    • Déshydratation importante
    • Congestion des muqueuses
    • Léthargie
    • Insuffisance rénale aiguë
    • Risque de décès de l’animal

     

    Certains chiens guériront lentement, mais il est possible qu’ils soient au départ sujets à de petites crises récurrentes. À terme, hormis le fait que la bactérie sera excrétée dans ses urines pendant plusieurs mois, le chien sera à nouveau en bonne santé, même s’il est probable que certaines lésions rénales permanentes subsistent.

    Diagnostic

    Diagnostic clinique

    En raison de similitudes existant avec d’autres maladies, infectieuses ou non, peu de signes cliniques ont une véritable valeur diagnostique. En raison du risque de transmission de l’infection à l’homme et de la nécessité de sélectionner un traitement approprié, votre vétérinaire pourra demander des tests diagnostiques.

    Tests diagnostiques
    La présence de Leptospira dans les urines peut être observée au microscope mais cette technique n’est pas fiable.
    Les examens sanguins permettant de détecter les anticorps dirigés contre la bactérie dans le sang constituent la méthode la plus utile pour confirmer l’infection à un stade précoce.

    Traitement

    Contrairement aux infections virales, la leptospirose est une maladie bactérienne qui peut être traitée avec de nombreux antibiotiques. Il est également indispensable d’instaurer un traitement d’appoint afin de traiter les lésions affectant les organes cibles de la maladie.

    La prise en charge est la suivante :

    • Traitement antibiotique.
    • La réhydratation de l’animal est souvent la priorité ; une attention particulière doit être accordée à la concentration en sodium du soluté de réhydratation utilisé.
    • Traitement médicamenteux afin de soulager les symptômes comme les diarrhées, les vomissements et la douleur.
    • Traitement médicamenteux afin de limiter l’étendue des lésions organiques.
    • Soins hygiéniques afin que le chien reste propre et soit confortablement installé.

    Il convient de se demander s’il est raisonnable de garder un chien porteur dans un foyer dans lequel il est impossible d’appliquer des mesures d’hygiène correctes.

    Prévention

    La prévention passe par la vaccination. La leptospirose figure généralement dans la première série de vaccins administrée au chiot. L’immunité acquise par la vaccination ne dure pas longtemps, c’est pourquoi des rappels annuels sont habituellement nécessaires. Les vaccins administrés en Europe protègent uniquement contre les sérotypes icterohaemorrhagiae et canicola. La protection croisée contre d’autres sérotypes n’est pas efficace ; par conséquent, il existe un risque de leptospirose due à d’autres sérotypes chez les chiens vaccinés.

    Votre vétérinaire définira le protocole de vaccination répondant le mieux aux besoins de votre chien, en tenant compte de la situation de votre animal.

    Les vaccins de votre chien doivent obligatoirement être à jour pour qu’il puisse participer à une exposition canine ou séjourner dans une pension.

    Le micro-organisme, normalement présent dans l’eau, est rapidement détruit par la lumière du soleil et des températures supérieures à 20ºC ; il ne survit donc pas longtemps en cas de journée ensoleillée. Il est ainsi conseillé de ne pas laisser votre chien s’approcher de points d’eau stagnante situés dans une zone ombragée, notamment si des rats vivent à proximité.

    La bactérie ne se transmet pas par voie orale mais pénètre dans l’organisme par l’intermédiaire d’une plaie cutanée. Par conséquent, si vous vous êtes blessé à la main, soyez particulièrement vigilant lorsque vous caressez votre chien, surtout son train arrière.

    Veillez à ce qu’il n’y ait pas de zones humides dans votre jardin ni d’objets susceptibles d’attirer les rats.

  • 6. Les parasites externes

     

    Les parasites externes

    Les parasites externes ou ectoparasites se nourrissent des squames et du sang des animaux, entraînant des lésions dues à une perte de sang et une irritation cutanée. Les parasites externes (tiques) sont souvent vecteurs de graves maladies systémiques (babésiose). D'autres (Sarcoptes) peuvent être transmis à l'homme (zoonose).

     

    Symptômes

    Les parasites externes ou ectoparasites englobent de nombreux arthropodes parasites qui appartiennent à la famille des acariens (tiques et gales) ou des insectes [puces, poux broyeurs et poux suceurs, moustiques, mouches et phlébotomes (mouches des sables)].

    Les signes cliniques liés à une infestation ectoparasitaire dépendent de la nature et de l'espèce du parasite externe impliqué. Parmi les symptômes associés à certains parasites externes (puces, acariens, tiques, etc.),
    citons les éléments suivants :

    • grattage
    • démangeaisons.
    • frottement.
    • l'animal se mordille suffisamment fort pour entraîner des plaies ouvertes.
    • perte de poils.
    • pelage terne.
    • En présence de ces signes, il convient de consulter votre vétérinaire.

    Il est également possible que votre animal ne présente aucun signe d'infestation ectoparasitaire (comme la présence d'une tique, par ex.) ou le seul signe peut être la présence d'une tique accrochée à la peau de votre chien : elle doit être rapidement retirée afin d'éviter la transmission de maladies.

    Votre chien peut également présenter des signes cliniques de maladie systémique transmise par les tiques ou les mouches des sables (babésiose, ehrlichiose, leishmaniose, etc.) En présence de signes cliniques, il convient de consulter votre vétérinaire.

    Diagnostic

    Il existe de nombreux parasites externes chez le chien et le chat. Les puces sont les parasites externes les plus fréquents chez les animaux de compagnie. Une infestation par les puces est désagréable pour l'animal et son maître (consulter la section dédiée aux puces).

    Les tiques sont des arthropodes qui se nourrissent du sang de leur hôte et peuvent entraîner une infection locale si elles ne sont pas correctement retirées, ou transmettre des maladies.

    De nombreux acariens (responsables de la gale notoedrique, sarcoptique et otodectique), les cheyletielles et les acariens du genre Demodex ou Trombicula peuvent également entraîner des maladies chez le chien et le chat. Certains de ces parasites externes sont transmissibles à l'homme et les maladies ainsi contractées sont appelées zoonoses.

    La suspicion clinique est confirmée après divers examens dermatologiques de routine, comme l'examen des poils, le prélèvement sur lame à l'aide d'un ruban adhésif ou de raclages cutanés effectués à la clinique vétérinaire.

    Traitement

    Il est important de traiter les parasites externes car :

    • ils peuvent entraîner des lésions cutanées.
    • ils peuvent induire des réponses immunopathologiques (dermatite allergique aux piqûres de puces).
    • ils peuvent transmettre d'autres organismes responsables de maladies (maladies transmises par les tiques, par ex.).
    • ils peuvent être transmis à l'homme (gale, par ex.).
    • ils peuvent avoir un impact sur la relation entre le propriétaire et son animal.
    • le fait de les traiter contribue à maintenir l'animal en bonne santé.

    Le traitement contre les ectoparasites dépendra de la nature et de l'espèce du parasite impliqué. Le traitement requis pour éliminer le parasite varie d'un parasite à l'autre. Si votre chien a une tique, la meilleure chose à faire est de l'emmener chez le vétérinaire qui pourra la retirer correctement. Il pourra s'assurer que toutes les pièces buccales de la tique ont pu être enlevées car dans le cas contraire, elles peuvent entraîner une infection.

    Prévention

    La prévention contre les ectoparasites est essentielle. L'utilisation régulière de produits anti-tiques et anti-puces reste le moyen le plus simple de réduire le risque d'infestation par les tiques et les puces. Les traitements médicamenteux permettent de traiter de manière efficace les infestations existantes et éviter qu'elles ne réapparaissent. La plupart des traitements pour chiens et chats sont disponibles auprès de votre vétérinaire qui pourra vous donner de plus amples informations et vous conseiller sur la santé et le bien-être de votre animal, ainsi que sur la conduite à tenir pour prévenir une potentielle reinfestation parasitaire.

  • 7. Les parasites internes

     

    Les parasites internes : Infestations dues à des vers intestinaux, des filaires cardiaques et des strongles pulmonaires

    Les parasites internes, également appelés endoparasites, sont de petits organismes (essentiellement des vers et des protozoaires) qui vivent dans le corps des animaux de compagnie (au niveau de l’intestin, du cœur, des poumons, etc.).

    Certains parasites sont très fréquents en Europe et peuvent être dangereux pour l’animal, mais également pour son propriétaire. En effet, ils peuvent être transmis à l’homme (on parle alors de zoonose) chez lequel ils peuvent provoquer de graves maladies.

    Les lésions provoquées chez l’animal peuvent varier de lésions relativement bénignes à des affections graves pouvant entraîner la mort de ce dernier. L’administration de médicaments appropriés visant à prévenir les infections parasitaires reste la pierre angulaire des soins à apporter à un animal et contribue également, dans certains cas, à prévenir les maladies parasitaires chez l’homme.

    Causes

    Un endoparasite vit à l’intérieur d’un organisme vivant (un hôte). Les parasites internes sont fréquents chez le chien et le chat, surtout chez les jeunes animaux. Ils peuvent envahir de nombreuses parties de l’organisme de l’animal, notamment le tube digestif (les intestins, par exemple), le cœur, les poumons, les yeux, les voies urinaires, la peau, les muscles et même le cerveau. Il existe différentes catégories d’endoparasites pouvant être regroupées en fonction de l’organe envahi.

    De nombreux endoparasites ont un cycle de vie complexe, migrant dans l’organisme de l’animal au fur et à mesure qu’ils atteignent le stade adulte. Certaines espèces doivent même passer par une autre espèce et arriver à maturité pour pouvoir se reproduire et infester leur hôte définitif. Les endoparasites ont des répercussions importantes sur la santé des animaux de compagnie car ils peuvent être à l’origine de graves maladies dont certaines sont transmissibles à l’homme : on parle alors de zoonoses.

    La plupart des endoparasites adultes sont suffisamment gros pour être visibles à l’œil nu, mais ils peuvent être dissimulés dans l’organisme de l’animal lorsqu’ils envahissent un organe interne (comme le cœur, par exemple).

    En ce qui concerne les endoparasites intestinaux, il est possible de retrouver de temps en temps des vers dans les selles de l’animal infecté. Les œufs de vers sont cependant microscopiques et invisibles à l’œil nu ; ils sont souvent présents dans les selles, prêts à infester d’autres animaux.

    LES VERS INTESTINAUX  (4 types principaux)

    • Les ascaris sont les vers les plus fréquents et sont largement répandus dans toute l’Europe. Les vers adultes sont de forme tubulaire et mesurent environ 10 cm de long, semblables à un spaghetti. Les chiots et les chatons sont infectés par l’intermédiaire du lait de leur mère ou pendant la gestation ; les adultes comme les jeunes animaux peuvent être infectés par l’intermédiaire d’œufs présents dans l’environnement ou sur le pelage d’un autre animal. Les ascaris peuvent se transmettre à l’homme, notamment aux enfants. Les infections par des ascaris sont des zoonoses d’importance majeure car elles peuvent entraîner de graves maladies, surtout chez l’enfant, comme la « larva migrans viscérale » ou la « larva migrans oculaire » pouvant occasionner une cécité. Il est donc essentiel d’administrer régulièrement un traitement antiparasitaire préventif à votre animal, selon les recommandations de votre vétérinaire.
    • Les ankylostomes sont de petits vers spiralés de moins d’1,5 cm de long. Ils peuvent infecter les chiens et les chats. Ils vivent dans l’intestin de l’animal et se nourrissent de son sang. L’animal peut être contaminé par l’intermédiaire du lait de leur mère, d’œufs présents dans l’environnement ou sur le pelage d’un autre animal. Contrairement aux ascaris, les ankylostomes peuvent également traverser la peau de leur hôte. Ils peuvent être transmis à l’homme et entraînerune larva migrans cutanée (« dermatite rampante vermineuse ») ou une entérite éosinophilique (maladie digestive).
    • Les trichures sont des vers beaucoup plus petits, en forme de fouet, le plus souvent présents chez le chien dont ils infestent le gros intestin. Les chiens sont infectés par l’intermédiaire d’œufs présents dans l’environnement ou sur le pelage d’un autre animal.
    • Les cestodes sont des endoparasites d’importance majeure. Plusieurs espèces, comme Echinococcus spp., Dipylidium caninum et Taenia spp, peuvent infester les chiens et les chats. Les adultes fixent leur tête à la paroi intestinale et leur corps aplati flotte dans la nourriture en cours de digestion à l’interieur du tube digestif. Ils possèdent de nombreux segments corporels et peuvent mesurer de quelques millimètres jusqu’à 2 mètres de long. Ils affectent essentiellement les chiens, les chats peuvent également être concernés. Les animaux sont infectés en consommant de la viande crue (E. granulosus) ou des rongeurs (E. multilocularis), ou en ingérant des puces lorsqu’ils font leur toilette (Dipylidium caninum).


    • Echinococcus est le parasite le plus redouté en raison de son risque de transmission à l’homme et des graves conséquences possibles : en effet, lorsqu’il est transmis à l’homme, ce ver provoque des échinococcoses alvéolaire et kystique (invasion par les parasites du foie, des poumons) qui doivent être traitées par voie médicamenteuse et/ou chirurgicale.
      L’échinococcose est une zoonose d’importance majeure : l’application de mesures d’hygiène et une vermifugation régulière sont essentielles à la prévention de cette maladie.
    • D’autres parasites intestinaux de très petite taille comme Giardia ou Tritrichomonas, etc., peuvent également infecter les chiens et les chats, et être transmis à l’homme.

    FILAIRES CARDIAQUES ET STRONGLES PULMONAIRES
    Au stade adulte, ces vers ronds colonisent le cœur et les poumons des chiens et des chats infectés.

    • La dirofilariose (Dirofilaria immitis) est l’infection la plus importante. On la retrouve dans de nombreux pays d’Europe méridionale et désormais en Europe orientale (comme la Hongrie, par exemple). En effet, la dirofilariose est transmise par différentes espèces de moustique, mais elle se limite à une large bande le long de la côte méditerranéenne car les larves de vers nécessitent un été chaud pour se développer à l’intérieur du moustique vecteur.
      Cependant, le réchauffement climatique récemment observé a favorisé le développement des parasites. En outre, le nombre croissant d’animaux de compagnie voyageant vers l’Europe méridionale a également contribué à augmenter le risque d’infection chez les chiens et les chats vivant dans d’autres régions.

    Dans certaines zones spécifiques d’Europe, les strongles pulmonaires sont parfois présents chez le chien. Au stade intermédiaire, ces parasites vivent dans les limaces et les escargots avant d’être ingérés par le chien ou le chat. Ils peuvent ensuite envahir les organes internes, notamment les poumons, de l’animal infecté.

    Symptômes

    • Les vers intestinaux perturbent le fonctionnement intestinal normal et ont des conséquences sur la croissance du chiot. L’infection peut varier d’une forme silencieuse sans aucun signe clinique (chez l’animal adulte) à de graves symptômes chez le chiot, s’accompagnant de signes gastro-intestinaux comme des diarrhées, des vomissements et une perte de poids, voire la mort de l’animal. Parmi les autres symptômes graves, citons un abdomen gonflé, la baisse de forme, la toux et les hémorragies. La gravité du tableau clinique dépend du niveau d'infestation et de l'âge de l'animal.

    • Certains animaux infectés peuvent cependant être asymptomatiques (aucun signe clinique). La plupart des animaux adultes peuvent être un peu moins en forme et de nombreux propriétaires ne se rendront même pas compte que leur animal a un problème. Il se peut que certains d’entre eux remarquent la présence de segments en forme de grain de riz (cestodes) dans les selles de l’animal, ainsi que certains symptômes d’intensité légère comme une irritation anale (l’animal se frotte l’arrière-train contre le sol, il s’agit du « signe du traîneau »). C’est la raison pour laquelle il est important d’utiliser régulièrement un traitement préventif.

    • Les filaires cardiaques et les strongles pulmonaires entraînent des lésions de gravité variable au niveau des vaisseaux cardiaques et des poumons lorsqu’ils migrent dans l’organisme de l’animal infecté. Les chiens et les chats atteints de dirofilariose peuvent rester asymptomatiques mais peuvent également présenter divers symptômes liés au dysfonctionnement des poumons, du cœur, du foie et des reins, selon le stade d’infestation. La maladie peut apparaître soudainement mais au départ, elle se manifeste généralement par des signes peu marqués passant pratiquement inaperçus. Selon le degré et le stade d’infestation, il se peut que le chien soit asymptomatique ou présente une intolérance à l’effort (réticence à jouer, marcher ou courir), une toux, une baisse de forme ainsi qu’un abdomen gonflé

    Diagnostic

    Votre vétérinaire peut soupçonner une infection parasitaire en présence de certains signes cliniques comme les diarrhées, les vomissements, la toux ou l’apathie. Il évaluera également le risque d’infection en fonction des habitudes de votre animal, de l’endroit où il dort et des éventuels voyages que vous avez effectués avec lui, afin d’établir un programme de prévention spécifique adapté à sa situation.

    Les symptômes d’une infection parasitaire sont souvent flous et les signes observés peuvent être dus à une autre maladie non parasitaire. Afin de poser un diagnostic final d’infection parasitaire, il se peut que votre vétérinaire réalise des examens spécifiques, comme une recherche d’œufs dans les selles grâce à la technique dite de flottation (Ovatec) permettant de recueillir les œufs et de les examiner au microscope, ou certains examens sanguins (dépistage de la dirofilariose à l'aide d'un test rapide réalisé à la clinique WITNESS® Dirofilaria, par exemple).

    D’autres tests diagnostiques, comme une radiographie du thorax, une échographie abdominale ou d’autres examens sanguins, peuvent être envisagés afin d’évaluer le dysfonctionnement des organes potentiellement touchés, en fonction des signes observés et des hypothèses diagnostiques de votre vétérinaire.

    Traitement

    Un traitement visant à éliminer tous les endoparasites doit être instauré sans tarder une fois le diagnostic posé.

    L’objectif du traitement contre les vers intestinaux consiste à éliminer les ascaris et les cestodes, deux parasites fréquemment observés, en administrant à l’animal une dose médicamenteuse unique par voie orale ou sur la peau de l’animal.

    En effet, les vermifuges sont des produits très sûrs, extrêmement efficaces et faciles à utiliser aussi bien pour le propriétaire que pour l’animal. Ils se présentent sous forme de comprimé souvent aromatisé, à administrer par voie orale, ou sous forme de spot-on à appliquer sur la peau.

    Votre vétérinaire est le mieux placé pour vous conseiller le vermifuge le mieux adapté. Certaines maladies endoparasitaires, comme la dirofilariose, sont très difficiles à traiter et le traitement instauré peut parfois entraîner de graves complications. La prévention de toutes ces maladies revêt par conséquent une importance capitale et il existe des médicaments sûrs et efficaces spécialement mis au point pour les animaux de compagnie.

    Prévention

    L’utilisation régulière de produits antiparasitaires et la mise en œuvre de mesures d’hygiène adéquates permettent de prévenir facilement toutes les maladies parasitaires dues à des endoparasites comme les vers intestinaux ou les filaires cardiaques. En raison du caractère très répandu d’un grand nombre de ces endoparasites, de leur haut niveau de résistance dans l’environnement (ascaris, par exemple) et du risque potentiel pour la santé humaine, il est essentiel de traiter/vermifuger régulièrement tous les chiens et chats.

    La vermifugation est le seul moyen d’éliminer efficacement les vers intestinaux et doit être régulièrement effectuée afin d’éviter toute nouvelle infestation. Les vétérinaires spécialisés en parasitologie conseillent de vermifuger les animaux de compagnie au moins 4 fois par an afin d’éviter la réapparition des infections les plus fréquentes dues à des vers intestinaux. Il existe également des médicaments spécifiques contre la dirofilariose afin d’éviter l’infection.

    La fréquence d’administration d’un vermifuge dans le cadre de la prévention des infestations par des vers intestinaux dépend également des facteurs de risque de votre animal, à savoir l’âge (les chiots et les chatons sont plus vulnérables), la situation de l’animal (femelle gestante, par exemple), le style de vie (accès à l’extérieur), le risque local de maladie (le risque d’infestation peut être élevé dans votre région) et l’alimentation (chiens et chats consommant des rongeurs ou ayant accès à de la viande crue ou des abats). En effet, en fonction de ces facteurs, votre animal présente plus ou moins de risques d’être contaminé. Votre vétérinaire définira le protocole de vermifugation répondant au mieux aux besoins de votre animal, en tenant compte des facteurs de risque de l’animal.

    Il est également recommandé de mettre en œuvre des mesures d’hygiène adéquates afin d’éviter la contamination de l’environnement à l’origine d’une nouvelle infestation de votre animal, mais également la contamination de l’homme par certains parasites intestinaux. Par conséquent, veillez à ce que votre chien reste à distance de ses excréments ou de ceux des autres chiens car l’ingestion par voie orale constitue le mode de transmission le plus répandu. Lorsque vous ramassez les excréments de votre chien, vous évitez la contamination de l’environnement et ainsi, la propagation de vers aux autres animaux. Il convient également d’éviter que les chiens fassent leurs besoins dans les litières des chats (et couvrir ces dernières). Les œufs de vers peuvent être partout, dissimulés dans le pelage de votre animal ou encore dans les endroits auxquels votre animal a accès (jardin, rue, litière). Il est par conséquent important de vous laver régulièrement les mains et de nettoyer régulièrement la panier de votre chien.

    Enfin, évitez que votre animal entre en contact avec des animaux sauvages, consomme des rongeurs ou puisse avoir accès à des carcasses d’animaux. En raison du rôle des puces dans la propagation de certains types de cestodes, vous devez impérativement traiter votre animal contre les puces.

  • 8. Mal des transports

     

    Mal des transports
    Trouble vous empêchant, vous et votre chien, de profiter des joies du voyage

    Le mal des transports chez le chien est problématique pour l'animal et son propriétaire, et a souvent un impact sur leur mode de vie. Il existe des médicaments sans effet de somnolence qui préviennent les signes associés au mal des transports et permettent à l'animal et son propriétaire de profiter à nouveau de la liberté et du plaisir de voyager ensemble.

    Description

    Le mal des transports est un problème considérable pour l'animal, mais également pour son propriétaire qui peut se sentir frustré du fait des désagréments occasionnés, y compris :
    Voyager avec un chien qui se sent manifestement mal, même s'il ne vomit pas.
    Voyager avec un chien malade et devoir nettoyer les vomissures.
    Être distrait au volant par les mouvements et l'inconfort du chien.
    Voir son animal souffrir et se sentir privé de sa présence.
    Perdre la liberté de voyager avec son animal.

    En règle générale, les propriétaires aiment suffisamment leur chien pour modifier leur mode de vie afin de minimiser le mal des transports chez leur animal.

    Cause

    Le mal des transports (quel que soit le moyen de transport en cause, mais plus souvent la voiture) est une cause de vomissements importante chez le chien car :
    il est très fréquent, touchant de nombreux chiens à un moment ou l’autre de leur vie.
    il a des répercussions sur le mode de vie du chien et de son propriétaire, les empêchant de voyager librement ensemble.
    certains médicaments et traitement préventifs modifiant le comportement ont une efficacité variable et présentent des inconvénients.

    Les mécanismes exacts intervenant dans le mal des transports ne sont pas totalement connus. Nous savons que les mouvements subis lors du déplacement ainsi que le stress ou l’anxiété associés peuvent entraîner de violentes sensations de nausées et des vomissements. L’équilibre chez l’homme et le chien est régi par un appareil contenu dans l’oreille interne, l’appareil vestibulaire, qui envoie des signaux au cerveau. Le mouvement auquel nous sommes soumis en voiture ou en bateau stimule cet appareil qui envoie alors de nombreux signaux au cerveau. Le stress (qui peut être lié à de mauvaises expériences antérieures) et la phobie des transports exacerbent ces signaux qui stimulent les zones du cerveau, entraînant nausées puis vomissements. Ce n’est que lorsque le mouvement s’arrête que les nausées diminuent au fur et à mesure que le cerveau retrouve une activité normale.

    Certains chiens souffrent d’un véritable mal des transports et les symptômes observés sont dus à l’effet du mouvement sur l’oreille interne, mais de nombreux autres facteurs peuvent être à l’origine de ce trouble. Chez certains chiens, ce malaise peut être une réaction exagérée à la peur et l’appréhension liées au bruit de la voiture ou au mouvement pendant le trajet (phobie des transports). La peur combinée au fait de ne pas comprendre ce qui se passe déclencheront des signes associés au mal des transports, comme l’anxiété, la salivation, les tremblements, les nausées et les vomissements. Cependant, quels que soient la cause et le mécanisme de stimulation du centre du vomissement, les signes cliniques observés par les propriétaires sont ceux du mal des transports et se traduisent par différentes manifestations, les vomissements étant le signe prédominant le plus désagréable pour le chien et son propriétaire.

    Symptômes

    Des études de marché ont montré qu'1 chien sur 6 (17%) souffre du mal des transports et que cela commence généralement lorsque l'animal est petit. Même si les chiots et les jeunes chiens y semblent plus sensibles, le mal des transports est un trouble fréquent qui touche les chiens de tout âge. Il peut constituer un problème à vie ou disparaître spontanément lorsque l'animal grandit.

    Quelle que soit la cause sous-jacente, les signes cliniques associés au mal des transports sont généralement semblables, même s'il peut arriver que le chien ne présente pas tous les signes en même temps : les premiers signes incluent une salivation excessive, un halètement, une déglutition et un léchage des lèvres, qui sont autant de signes de nausées. Ces signes évoluent vers des haut-le-cœur qui finissent souvent par des vomissements. Dans les cas graves, le chien peut commencer à vomir très rapidement, mais chez les chiens moins touchés, les vomissements peuvent ne survenir que plus tard ou après des mouvements plus intenses. Des signes d'anxiété, une agitation et des tremblements sont souvent décrits, et il est généralement impossible de dire si l'anxiété est à l'origine des vomissements ou si elle est due aux nausées/vomissements. Les vomissements peuvent être le signe clinique associé au mal des transports le plus stressant.

    Tous ces symptômes de malaise chez le chien (vomissements, nausées, salivation, agitation, anxiété et tremblements) rendent le voyage désagréable et stressant pour tous les protagonistes.

    Diagnostic

    La présence de symptômes comme l'hypersalivation, les nausées, l'agitation, l'anxiété, les tremblements et les vomissements survenant au moment d'un voyage permettent d'établir facilement le diagnostic. Vous devez rechercher la présence de ces signes. Si votre chien se comporte différemment en voiture, salive ou bave beaucoup, ou semble mal à l'aise d'un point de vue général, il est possible qu'il ait des nausées. Consultez votre vétérinaire qui vous conseillera un traitement adéquat pour votre animal.

    Traitement

    Le traitement du mal des transports (c'est-à-dire lorsque la situation se présente) a peu d'avantages par rapport au traitement préventif qui est plus efficace. Si vous planifiez un voyage et avez un chien souffrant du mal des transports, l'administration d'un traitement préventif est la meilleure solution pour qu'il se sente bien et que vous puissiez profiter du voyage ensemble.

    Prévention

    Pour prévenir efficacement le mal des transports, il est possible d'utiliser des médicaments autorisés chez le chien dans cette indication particulière.

    Certains médicaments ont l'avantage de se présenter sous forme de comprimés, à administrer entre 1 et 10 heures avant le voyage (par exemple la veille d'un départ matinal). Leurs effets durent jusqu'à 12 heures.

    Les médicaments contre le mal des transports agissent en bloquant les signaux envoyés au cerveau, à l'origine des vomissements. Certains médicaments provoquent également une somnolence ou une sédation passagère en raison de leurs effets sur d'autres parties du cerveau. Tous les comprimés contre le mal des transports n'ont cependant pas ces effets. Renseignez-vous auprès de votre vétérinaire sur les différents traitements possibles.

    Voici quelques conseils utiles lors d'un voyage :

    • Pendant le voyage, laissez passer de l'air frais en ouvrant légèrement les fenêtres.
    • Conduisez prudemment en évitant les accélérations et les freinages inutiles.
    • Veillez à ce qu'il ne fasse ni trop chaud ni trop froid dans la voiture (la température corporelle du chien ne se régule pas facilement).
    • Lors de trajets plus longs, arrêtez-vous régulièrement et laissez votre chien sortir de la voiture pour qu'il boive.

    Il est également important d'apprendre à un jeune chien le comportement à avoir en voiture. Faites en sorte que l'animal associe la voiture à une expérience agréable, car le stress et l'anxiété sont des facteurs majeurs du mal des transports. De nombreux chiens réalisent leur premier trajet en voiture lorsqu'ils sont petits. Il convient d'habituer progressivement le chien à la voiture, en l'y installant pendant de courts moments, moteur éteint, avant de finir par mettre le moteur en marche et d'effectuer de courts trajets.

  • 9. Maladie du carre

     

    Maladie du carre

    La maladie de Carré est une maladie très contagieuse. Elle affecte les chiens et elle reste encore aujourd’hui une maladie très redoutée. De nos jours, les épidémies sont rares grâce à la vaccination de masse, mais il arrive encore que des chiens (de particuliers ou provenant de refuges) succombent à cette maladie difficile pour l’animal et souvent mortelle.

    Causes

    La maladie est due au virus de la maladie de Carré. Elle touche essentiellement les chiens, mais en Europe, d’autres animaux comme les renards et les furets peuvent être gravement atteints. Le virus est très proche du virus de la rougeole.

    Il se transmet facilement par contact direct avec des chiens malades. Il est présent dans les écoulements du nez et des yeux qui se transforment facilement en gouttelettes aérosol. Les chiens infectés peuvent excréter le virus pendant des mois. Même si le virus est relativement instable en dehors de l’hôte, il peut être transporté sur une certaine distance via les vêtements d’une personne et infecter les chiens non protégés rentrant en contact. La propagation du virus est très rapide au sein des collectivités, notamment dans les refuges et les expositions canines, d’où l’obligation de vacciner les chiens fréquentant ou participant à ce type d’évènements. Comme c’est également le cas avec l’hépatite contagieuse canine, l’introduction dans une collectivité d’un chiot infecté, pouvant provenir d’un élevage peu scrupuleux, constitue la source d’infection la plus fréquente. Encore aujourd’hui, il s’agit d’une maladie très redoutée par les refuges pour animaux.

    L’infection commence par affecter le système respiratoire mais de nombreux organes, dont le cerveau, peuvent également être infectés par la suite.

    Symptômes

    Les premiers signes incluent un épisode de fièvre qui peut ne durer que quelques jours, suivi d’un deuxième épisode fiévreux qui dure plus longtemps et s’accompagne d’autres signes.

    Forme mineureUne immunité partielle, acquise par l’intermédiaire de la mère ou d’un ancien rappel vaccinal, existe chez de nombreux chiens. Il est possible que ces animaux ne présentent qu’un léger malaise pouvant s’accompagner d’écoulements du nez et des yeux ainsi que d’une toux. Ces chiens sont les plus susceptibles de propager la maladie aux chiens non protégés au sein d’une collectivité.

    Il existe plusieurs formes de la maladie, détaillées ci-dessous :Forme respiratoire : se manifeste par des difficultés à respirer, des écoulements du nez et une toux. Une infection bactérienne secondaire est possible.

    Forme digestive : il s’agit d’une gastro-entérite avec vomissements et diarrhées.

    Forme cutanée : il s’agit d’une dermatite avec durcissement de la truffe et des coussinets plantaires (d’où le nom anglais de hard pad c’est-à-dire coussinets durs). Cette forme peut être associée à des symptômes du système nerveux central.

    Formes nerveuses : (i) crises ou (ii) apparition progressive de spasmes musculaires ou d’une paralysie des membres (« chorée ») durant la phase de guérison apparente. Ces formes peuvent être associées à une toux sifflante caractéristique due aux lésions nerveuses provoquées. En présence d’une forme nerveuse, la maladie initiale passe souvent inaperçue.

    Forme oculaire : présence de signes de conjonctivite (yeux qui coulent).

    Il n’est pas rare de voir un chien atteint de la maladie de Carré et d’une hépatite contagieuse en même temps.

    Diagnostic

    Diagnostic clinique
    Le vétérinaire se basera sur le tableau clinique général et les antécédents du chien pour poser un diagnostic.
    Tests diagnostiques
    Les cas isolés peuvent cependant être difficiles à diagnostiquer et votre vétérinaire effectuera peut-être un prélèvement au niveau du nez/de l’œil, ou un prélèvement sanguin, afin de rechercher la présence de particules virales.
    Il n’existe aucun test totalement fiable et une confirmation absolue peut se révéler impossible à obtenir.

    Traitement

    Il n’existe aucun traitement contre le virus responsable de la maladie. L’infection bactérienne secondaire peut être traitée et un traitement d’appoint est également nécessaire. La prise en charge est la suivante :
    Antibiotiques afin de traiter les infections bactériennes
    Traitement symptomatique afin de soulager les symptômes comme les diarrhées, les vomissements et la toux
    Soins hygiéniques afin de nettoyer les diarrhées/vomissements, les écoulements du nez/des yeux et d’éviter les escarres (plaies liées à la position couchée prolongée de l’animal)
    Encouragements continus à l’animal afin de l’inciter à boire et à manger
    Anti-inflammatoires
    Les chiens infectés et les chiens en contact doivent être isolés des autres chiens à risque et des mesures d’hygiène (changement de vêtements/utilisation de désinfectants) doivent être mises en œuvre afin d’éviter la propagation de l’infection.Le traitement n’est malheureusement pas toujours efficace.

    Prévention

    La prévention passe par la vaccination. La maladie de Carré figure presque toujours dans la première série de vaccins réalisée chez le chiot et c’est également souvent le cas lors de chaque rappel annuel.

    Votre vétérinaire définira le protocole répondant le mieux aux besoins de votre chien, en fonction de la situation de chaque animal.

    Les vaccins de votre chien doivent obligatoirement être à jour pour qu’il puisse participer à une exposition canine ou séjourner dans une pension.

  • 10. Maladies bucco-dentaires - Maladie parodontale

     

    Maladies bucco-dentaires - Maladie parodontale

    La maladie parodontale est la principale cause de maladie dentaire chez le chien. Pourtant caractérisée par une mauvaise haleine, elle est souvent non identifiée par le propriétaire. Sa prévention passe par des soins réguliers car elle peut entraîner la perte des dents voire des infections graves.

    Cause

    La plupart des chiens de plus de 2 ans présentent une maladie parodontale, à des degrés divers. La présence de bactéries dans la bouche est normale mais lorsqu'elles se développent trop rapidement, elles peuvent entraîner la formation de plaque dentaire. Si la plaque s'accumule et n'est pas éliminée, une gingivite (inflammation des gencives) peut apparaître. À ce stade, le traitement peut être complètement curatif. Cependant, en l'absence de traitement, la maladie évolue en périodontite caractérisée par une inflammation plus importante des gencives, des dépôts de tartre sur les dents et la disparition de l'os et des structures de soutien entourant la dent. L'atteinte peut être prise en charge mais est irréversible. La parodontite peut entraîner la perte des dents et la propagation d'infections graves au niveau du foie, du cœur ou des poumons.

    Symptômes

    La mauvaise haleine (halitose) est souvent le premier signe de maladie dentaire chez un chien. L'halitose est tellement fréquente chez les chiens que souvent, les propriétaires ne s'en soucient pas.

    Au stade précoce (gingivite), il existe des signes d'inflammation des gencives autour des dents touchées par la maladie. Cette inflammation évolue en parodontite caractérisée par des gencives très enflammées, rouges, enflées et douloureuses. Le tartre se dépose sur les dents qui se déchaussent et peuvent finir par tomber si aucun traitement n'est instauré. Les chiens peuvent avoir des difficultés à manger.

    En l'absence de traitement, la maladie parodontale peut provoquer des abcès parodontaux et une bactériémie (présence de bactéries dans le sang) à l'origine d'une propagation de l'infection au niveau du cœur, du foie ou des reins, pouvant entraîner de graves pathologies.

    Diagnostic

    Les vétérinaires possèdent les compétences requises pour effectuer les examens dentaires qui leur permettront de déterminer la présence d'une maladie parodontale. Il est souvent nécessaire d'examiner la bouche du chien, après avoir anesthésié l'animal, et d'effectuer des radiographies dentaires pour définir l'étendue de la maladie. Ces mesures peuvent parfois être réalisées lors de l'instauration du traitement.

    Si votre chien a mauvaise haleine ou si vous pensez qu'il pourrait avoir une maladie dentaire, contactez votre vétérinaire afin qu'il effectue un bilan dentaire.

    Traitement

    Il convient d'instaurer un traitement le plus tôt possible une fois la maladie diagnostiquée. Le traitement permet de remédier à la gingivite, le stade précoce de la maladie. Lorsque la gingivite a évolué en périodontite, les modifications ne peuvent plus être complètement neutralisées mais il est possible de les traiter afin d'éviter qu'elles n'évoluent.

    Le traitement repose essentiellement sur le détartrage qui consiste à éliminer de manière mécanique la plaque et le tartre présents sur chaque dent. À un stade plus avancé, une intervention chirurgicale consistant à extraire les dents atteintes peut être nécessaire. Ces deux interventions doivent être pratiquées sous anesthésie.

    Les antibiotiques peuvent avoir un rôle important dans le traitement de la maladie dentaire, en complément du traitement mécanique ou chirurgical. Ils sont utilisés en cas de périodontite grave, lorsqu'il existe un risque d'infection osseuse ou de propagation de l'infection au reste de l'organisme.

    Prévention

    La prévention reste la meilleure approche. Une alimentation adéquate, un brossage régulier des dents à domicile et un nettoyage régulier des dents chez le vétérinaire doivent faire partie du programme préventif de maintien de la santé bucco-dentaire du chien. Le fait de donner à votre chien des aliments secs et durs plutôt que des aliments humides et mous contribue à prévenir la maladie. Les détartrages réguliers consistant à éliminer la plaque et le tartre permettent d'éviter que la gingivite n'évolue en parodontite. Il est essentiel de commencer à brosser les dents de votre chien le plus tôt possible afin qu'il s'y habitue.

  • 11. Parvovirose

     

    Parvovirose

    La parvovirose est une maladie virale très contagieuse potentiellement mortelle, surtout chez les chiots non vaccinés. Le virus, excrété dans les selles, est très résistant dans l'environnement.

    Cause

    Cette maladie est due à un parvovirus, le parvovirus canin de type 2 ou CPV-2. Le virus se multiplie dans le tube digestif et la moelle osseuse ce qui explique les symptômes observés. Il s'agit d'un virus très contagieux qui est excrété dans les selles et les fluides corporels. Il est très résistant dans l'environnement dans lequel il peut survivre jusqu'à un an. Par conséquent, l'infection peut être contractée par contact direct avec les selles de chiens infectés, ou de manière indirecte, suite à l'exposition à un environnement ou un objet contaminé, tels que le « lit » du chien ou sa gamelle, ou par contact avec des personnes ayant touché des animaux infectés. L'infection se transmet par ingestion du virus.

     

    Symptômes

    Plusieurs jours après avoir contracté l'infection, le chien peut présenter de graves signes et être léthargique et prostré. Les symptômes se caractérisent essentiellement par d'importants vomissements et diarrhées sanglants. Le chien est en outre souvent gravement malade, a de la fièvre, est faible et est réticent à manger. Cet état peut entraîner une déshydratation et les examens sanguins peuvent révéler certaines anomalies comme la diminution du nombre de globules blancs.

    Les chiots non vaccinés sont particulièrement à risque. La maladie peut évoluer très rapidement et s'accompagner d'une déshydratation, d'une anémie et d'un état de choc, avant d'entraîner la mort de l'animal.

    Si le chien survit les cinq premiers jours de la maladie, il est généralement possible de le guérir.

    Diagnostic

    Une parvovirose peut être soupçonnée dans les environnements abritant un grand nombre de chiens (chenil, par ex.), plus particulièrement de chiots (âgés de 6 semaines à 6 mois), présentant des diarrhées et/ou des vomissements sanglants, les animaux les plus vulnérables mourant rapidement. D'autres agents infectieux peuvent néanmoins entraîner des signes semblables.

    Le diagnostic est confirmé en mettant en évidence le virus dans les selles à l'aide d'un test rapide réalisé par le vétérinaire directement à la clinique (WITNESS® Parvo) ou après autopsie des chiens morts des suites de la maladie.

    Traitement

    Le traitement vise à soulager les symptômes. Il doit être agressif et commencer le plus rapidement possible. Il est généralement nécessaire de garder l'animal malade à la clinique. Les antibiotiques sont utilisés pour contrôler les infections secondaires. L'administration de fluides permet de traiter la déshydratation ; il est possible d'administrer du sang ou d'autres agents en cas d'anémie. Certains médicaments permettent également de stopper les vomissements. Les chiens infectés doivent être isolés des autres animaux et des mesures d'hygiène rigoureuses basées sur l'utilisation de désinfectants efficaces doivent être instaurées afin d'éviter la contamination de l'environnement, des vêtements et des mains des personnes en contact avec les chiens.

    Prévention

    La vaccination est une mesure préventive efficace. Idéalement, les chiots exposés à l'environnement extérieur et par conséquent susceptibles de rencontrer un parvovirus, devraient être vaccinés le plus tôt possible.

  • 12. Surpoids et obésité

     

    Surpoids et obésité

    Le surpoids et l'obésité sont une accumulation de graisse dans le corps avec un impact sur la santé : altère la qualité et la durée de vie du chien et déclenche d'autres maladies. Le traitement comporte modification du régime alimentaire, du comportement de l'animal et prescription de médicaments.
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    Causes

    La prise de poids chez les animaux de compagnie est due à un déséquilibre entre l'apport énergétique et la dépense énergétique (calorique), généralement lié à une suralimentation associée à un manque d'exercice (vie citadine).
    Les habitudes comportementales et alimentaires, parmi lesquelles l'alimentation « à la demande », le nombre de repas, la consommation des restes de table, le fait de donner au chien des friandises lorsqu'il réclame de la nourriture, les aliments supplémentaires donnés par d'autres membres de la famille, une alimentation grasse ou trop énergétique, ou encore les aliments pour chiens bon marché, peuvent contribuer à l'obésité chez le chien.

    Parmi les autres facteurs prédisposants possibles, citons les éléments suivants :

    La race (facteurs génétiques) : les chiens rapporteurs de gibier (Labrador, Golden Retriever), les Beagles, les Basset Hounds, les Cockers spaniels, les teckels, les Bergers des Shetland, les Bergers allemands et les terriers sont souvent touchés par l'obésité.
    Le statut sexuel : les chiens castrés sont plus sujets à l'obésité que les chiens entiers.
    L'âge : le risque d'obésité est plus élevé chez les chiens de plus de 4 ans.

    Certaines pathologies sous-jacentes comme les maladies endocriniennes (hypercorticisme, hypothyroïdie) ou les maladies qui limitent l'activité physique (arthrose, maladies respiratoires et cardiovasculaires).
    Certains produits pharmaceutiques comme la progestérone, les corticoïdes et les anticonvulsivants peuvent entraîner une polyphagie.

    Symptômes

    L'excès de graisse peut interférer avec le fonctionnement normal des organes internes. L'obésité et le surpoids peuvent avoir un impact considérable sur la santé du chien et réduire sa qualité et son espérance de vie. L'obésité est associée à un risque accru de pathologies graves et exacerbe certaines affections pré-existantes (maladies articulaires et cardiaques).

    Le surpoids et l'obésité peuvent être associés à un risque accru de troubles médicaux graves parmi lesquels l'arthrose, les maladies cardiovasculaires et respiratoires, le diabète, les complications anesthésiques et chirurgicales, les infections, notamment cutanées, et le cancer.

    Parmi les symptômes observés, citons les signes d'obésité (augmentation du poids du chien par rapport à son poids optimal) et éventuellement, les signes cliniques de maladies concomitantes (boiterie chez un chien souffrant d'arthrose, par ex.).

    Diagnostic

    Si le propriétaire pense que son chien a pris du poids, il convient de consulter le vétérinaire afin qu'il évalue l'état corporel du chien, la présence éventuelle de maladies sous-jacentes et la nécessité pour l'animal de perdre du poids. Cependant, très souvent, le surpoids et l'obésité ne sont pas les principales raisons de la consultation vétérinaire.

    Il est essentiel d'évaluer le poids et de définir systématiquement la note d'état corporel du chien lors de chaque visite de contrôle/consultation faisant l'objet d'une vaccination, afin de s'assurer que l'animal ne grossit pas de manière anormale. Il convient de tenir la même conduite chez les chiens en surpoids souffrant de maladies concomitantes comme l'arthrose, les maladies cardiaques et respiratoires, etc.

    L'évaluation objective de l'obésité est indispensable pour déterminer le degré d'obésité, le poids cible et l'évolution vers ce dernier. Un examen clinique complet du chien doit également être réalisé afin de rechercher les maladies concomitantes que l'obésité pourrait venir compliquer.

    Le diagnostic de l'obésité canine peut se faire en calculant simplement l'excès de poids du chien (en pourcentage) par rapport à son poids optimal (idéal). On parle d'obésité lorsque le poids de l'animal excède de 20% ou plus son poids idéal. Un chien est considéré en surpoids, mais pas obèse, si son poids dépasse de 5 à 20% son poids idéal. La méthode la plus fréquemment utilisée pour diagnostiquer l'obésité consiste à déterminer la note d'état corporel du chien. Cette note est établie à partir de l'évaluation visuelle du vétérinaire ou de son assistant(e) et de la palpation de la cage thoracique, de la taille et des apophyses épineuses de la colonne vertébrale. Il s'agit de la méthode la plus utilisée actuellement en clinique. Il existe deux systèmes largement utilisés, basés sur une échelle de 5 points ou 9 points. Dans le système à 5 points, 3 correspond à un poids normal, 4 à un surpoids et 5 à une obésité. Dans le système à 9 points, 6 correspond à un surpoids, 7 à un surpoids important, 8 à une obésité et 9 à une obésité morbide (extrême). Les chiens dont la note est comprise entre 6 et 9 sont des candidats légitimes à un programme de contrôle pondéral soigneusement géré. D'autres méthodes, comme l'absorptiométrie biphotonique à rayons X (DEXA), constituent le meilleur moyen d'évaluer la masse grasse du chien. Cependant, ces méthodes, surtout utilisées dans le cadre de recherches et non en clinique, nécessitent un équipement spécifique et l'animal doit être anesthésié.

    Traitement

    La perte de poids est l'un des éléments majeurs du traitement des maladies de l'appareil locomoteur (arthrose) et des maladies cardiaques et respiratoires. Toute perte de poids qui permet au chien de se rapprocher de son poids idéal sera bénéfique pour lui. Il a été prouvé que les chiens ayant un poids optimal vivent plus longtemps.

    Le traitement habituel de l'obésité repose sur la mise en œuvre de mesures diététiques (alimentation spécifique pauvre en graisse et quantités de nourriture adaptées au chien) et sur l'exercice physique. Les programmes de prise en charge de l'obésité se déroulent actuellement de la manière suivante : examen médical complet du chien afin de déterminer le stade de surpoids ou d'obésité, diagnostic et traitement des maladies concomitantes (maladie endocrinienne, arthrose, par ex.) et élaboration d'un programme de perte de poids pour assurer un contrôle alimentaire, ainsi que d'un programme d'exercices.

    Pour les approches basées sur les mesures diététiques, il est déconseillé d'utiliser une ration d'entretien standard et de réduire simplement la quantité de nourriture donnée au chien. En effet, la quantité de la plupart des nutriments est adaptée à la teneur énergétique de la ration et le fait de diminuer la ration peut entraîner un état de malnutrition chez le chien. Il est préférable d'opter pour un régime alimentaire spécialement mis au point pour que l'animal perde du poids. Différents régimes de restriction calorique sont disponibles.

    Cependant, les programmes de perte de poids reposant uniquement sur des mesures diététiques et sur une augmentation de l'exercice physique peuvent être difficiles à mettre en œuvre pour le propriétaire et à gérer pour le vétérinaire. En effet, le propriétaire se retrouve confronté à un chien qui réclame de la nourriture, qui n'aime pas sa nouvelle alimentation, qui est nourri par d'autres personnes et qui a du mal à faire de l'exercice. L'absence de résultats peut également frustrer le propriétaire qui peut ne pas être satisfait du traitement et peu motivé à le poursuivre.

    Des traitements médicaux ont été approuvés au sein de l'UE dans le cadre des programmes de gestion du poids pour les chiens en surpoids et les chiens obèses. Les médicaments autorisés chez le chien diminuent l'apport énergétique en réduisant l'appétit et l'absorption des graisses. La baisse de l'appétit l'emporterait sur tous les autres effets et présenterait un avantage particulier lorsque les comportements délétères associés aux restrictions alimentaires (l'animal réclame plus de nourriture et récupère tous les aliments possibles) deviennent problématiques. Ce type de comportement délétère peut entraîner un manque d'observance du programme de perte de poids uniquement basé sur des mesures diététiques de la part du propriétaire, et apparaît souvent comme la raison de l'échec du programme mis en place. Ces traitements doivent être associés à d'autres mesures comme l'intervention active sur l'alimentation. La clé du succès consiste à proposer une alimentation complète équilibrée d'un point de vue nutritionnel associée à la prise de médicaments. En théorie, la plupart des régimes alimentaires équilibrés de bonne qualité sont adaptés à cette stratégie.

    Il est également important de modifier le mode de vie du chien afin d'y inclure un programme de gestion du poids basé sur des mesures diététiques et la prise de médicaments permettant d'éviter tout rebond. Ces modifications incluent l'augmentation de la dépense énergétique (augmentation du niveau d'activité physique, introduction de sessions de jeu régulières, par ex.), l'amélioration de la qualité de vie (activités ludiques régulières, par ex.) et des modifications des habitudes alimentaires (évaluation précise et consignation de la consommation alimentaire quotidienne, éviter la consommation incontrôlée d'aliments supplémentaires, par ex.).

    Prévention

    Comme pour la plupart des maladies, il vaut mieux prévenir que guérir. L'obésité a de nombreuses répercussions sur la santé et le bien-être, et réduit notamment la qualité et l'espérance de vie. Ainsi, il est probable que la prévention de l'obésité, plutôt que son traitement, permette une amélioration plus spectaculaire de la santé et du bien-être de tous les chiens. Il est important que l'équipe vétérinaire adopte une attitude proactive vis-à-vis des problèmes de poids chez les chiens car elle peut ainsi éduquer les clients de manière adaptée sur les dangers de l'obésité chez leur animal. Les stratégies abordées dans la section dédiée aux modifications du mode de vie peuvent toutes être utilisées pour prévenir et traiter l'obésité.
    Le chien est pesé et sa note d'état corporel déterminée lors de chaque consultation : cela doit faire partie d'un examen clinique standard et permettra de noter toute modification subtile chez l'animal. Une légère perte de poids peut être identifiée comme le premier signe d'une maladie grave, alors qu'une prise de poids (suggérant une suralimentation ou une maladie) peut être relevée précocement et corrigée.
    Faites passer le message le plus tôt possible et continuez à le faire passer tout au long de la vie du chien : chaque consultation impliquant un chiot doit inclure des conseils sur une alimentation saine et la pratique d'une activité physique, et ces conseils doivent être poursuivis lors de chaque visite, pour tous les chiens. En règle générale, il est utile d'aborder la question du poids et de la note d'état corporel lors de chaque visite de routine (lors de la consultation annuelle faisant l'objet d'une vaccination, par ex.).
    Sachez qu'il est possible de constater une prise de poids après la castration. Il est recommandé de surveiller le poids 2-3 fois au cours des 6 à 12 mois suivant la castration afin d'identifier les animaux susceptibles de grossir et de corriger toute prise de poids avant qu'elle ne devienne problématique.
    Adoptez une attitude proactive afin de favoriser un mode de vie sain pour tous les chiens : encouragez les comportements alimentaires responsables basés sur un grand nombre des stratégies évoquées dans le traitement de l'obésité (modifications du mode de vie). Cela implique de peser et de consigner la consommation alimentaire, d'éviter la consommation d'aliments supplémentaires et de favoriser la pratique régulière d'une activité physique par l'intermédiaire de sessions d'exercices et de jeux. Idéalement, le personnel de toutes les cliniques devrait promouvoir ces concepts et les propriétaires devraient pouvoir accéder à la documentation disponible en salle d'attente, ainsi qu'à d'autres formes de supports pédagogiques.

  • 13. Phlébotome et leishmaniose

     

    Phlébotome et leishmaniose

    Les phlébotomes sont de petits insectes, de la taille des moucherons, qui transmettent une maladie grave : la leishmaniose. C’est une maladie parasitaire très répandue dans le monde qui touche également l’Homme.

    Les phlébotomes sont actifs le soir et la nuit principalement l’été. Pendant la journée, ils se réfugient dans les interstices des murs, du sol et dans les terriers. Les phlébotomes ne rentrent pas dans les habitations : seuls les chiens qui sortent sont donc exposés au risque de piqûres. De plus, tous les chiens qui voyagent ou habitent dans le sud de la France, et plus largement dans tout le long du pourtour méditerranéen, peuvent attraper cette maladie. Aussi, ils peuvent être piqués jusqu’à 100 fois par heure pendant la forte saison d'activité d’avril à octobre.

    La maladie transmise par la piqûre du phlébotome lors de son « repas de sang » est la leishmaniose.
    Quand un phlébotome infecté pique un chien, des parasites (leishmanies) sont déposés à la surface de la peau. Une petite lésion apparaît, habituellement sur une oreille ou sur le museau. Les sites de piqûres préférés des phlébotomes sont la tête, les extrémités et les pattes.
    Les parasites envahissent ensuite les cellules du chien, se disséminent dans les organes internes et commencent à altérer le système immunitaire. Sur le long terme, cette maladie grave entraîne la dégradation de l’état général du chien, pouvant même entrainer sa mort.
    Les signes cliniques de la leishmaniose sont très variables selon les chiens et dans certains cas ne se manifestent que plusieurs années plus tard.

    Les symptomes essentiels sont les suivants:

    • Un amaigrissement progressif
    • Des lésions cutanées ulcérantes principalement au niveau de la truffe (narines), des oreilles et des coussinets ou une dermatites sèche (pellicules) avec chute des poils
    • Des griffes anormalement longues
    • Des saignements de nez répétés et parfois impressionnants
    • Des muqueuses pâles
    • Des ganglions volumineux...

    Pour bien protéger votre chien, la meilleure solution reste la prévention. Le traitement de la leishmaniose chez le chien est compliqué et ne permet pas de se débarrasser totalement du parasite. C’est pourquoi la prévention est essentielle. Pensez à protéger votre chien des attaques de phlébotomes pendant la forte saison d’activité d’avril à octobre.