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Les News

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 Bien que n'élevant pas de chihuahua, voici une initiative prise par une éleveuse de chats.
A méditer et à imiter sans réserve.

Félicitations et remerciements  à Agnès pour son travail, son action et son courage. Elle  dénonce haut et fort ce que beaucoup d'entre nous cautionne par leur silence et leur absence de combat. BRAVO !

Parus dans La Nouvelle République le 17/08/2015, ces articles ont été publiés à la demande de Agnès Goarmisson.

Ces deux articles se trouvent :  ICI   et ICI

 

Copie des deux articles ci dessous.

 

Indre-et-Loire

L'éleveuse sort ses griffes pour défendre son métier

17/08/2015 05:43

  

 L eleveuse sort ses griffes pour defendre son metier image article large

 Agnès Goarnisson avec trois de ses chats maine coon, chez elle.

Agnès Goarnisson est éleveuse de chats. Elle se pose la question de la pérennité de son activité.
En cause, la “ concurrence déloyale ” des particuliers.

 

   

 Ce qui nous arrive, c'est un peu comme si j'écrivais boulanger sur ma porte, tout cela parce que je fais mon pain moi-même.Agnès Goarnisson est agacée. Installée à Manthelan, elle élevait des chiens (des golden retriever) depuis 2008. Une activité professionnelle. Et une passion. L'an dernier, elle décidait d'arrêter, pour des problèmes de santé mais aussi, et surtout, à cause d'une mise aux normes financièrement compliquée à mettre en place et de la baisse du prix des chiots. A trois mois, il oscillait entre 800 et 1.000 €. La« concurrence déloyale »exercée selon elle par les particuliers a déréglé le marché. Ses derniers chiots, elle les a vendus entre 500 et 600 €, ils avaient déjà 6 mois. Il y a un an, elle a donc« placé, vendu et donné »ses chiens, en gardant quatre pour elle et ses enfants.

Concurrence déloyale sur Internet : " C'est la jungle "

Lui restent les chats, dont elle a commencé l'élevage il y a trois ans. Elle s'est spécialisée dans une race particulière, le maine coon. Des chats très câlins, qui peuvent atteindre les 10 kg.« Ils m'ont tapé dans l'œil ! Comme à beaucoup d'ailleurs. »
 « Je n'ai rien contre les éleveurs déclarés », répète Agnès Goarnisson qui défend avec conviction sa profession. Non, son problème, ce sont les autres, les particuliers qui aiment les animaux et qui inondent aussi le marché.
« En 2015, mes chattes m'ont donné 21 chatons. J'en ai encore 11 à vendre alors qu'il ne devrait m'en rester que 4 ou 5 », poursuit l'éleveuse qui se pose clairement la question, à 52 ans, de changer de métier.
 « Nous sommes agriculteurs, nous avons un numéro de Siret, nous payons la MSA. A tout moment, les services vétérinaires peuvent débarquer chez moi »,
explique encore ce membre du Syndicat national des professions du chien et du chat qui, via l'informatique, piste les particuliers qui ne respectent pas la législation(*). Comme ailleurs en France, des plaintes ont été déposées. Selon elle, Internet a considérablement désorganisé le marché.« C'est la jungle ! »
 « Nos petits élevages, c'est une force. Les particuliers ont droit à une portée par an. Mais ils sont des milliers ! Ça devient exponentiel. En Suisse, par exemple, il n'y a que les professionnels qui ont le droit de vendre. »
Le problème d'Agnès Goarnisson, ce sont aussi tous ceux qui vont bien au-delà. Et contre lesquels les pouvoirs publics ne font rien. Manque de moyens, lui a-t-on répondu. Et l'éleveuse d'insister, très circonspecte sur l'évolution de la loi :« Nous, nous avons 10 à 15 animaux à nourrir et soigner. En gros, cela nous coûte par an une portée pour le vétérinaire, deux portées pour l'alimentation et leurs parents, une autre pour la MSA, une pour les inscriptions et aussi de l'argent pour nos annonces. Et donc c'est la 7eou la 8e portée qui commence à nous ramener un bénéfice, c'est-à-dire pas grand-chose. »

 (*) Les éleveurs produisent et vendent plus d'une portée par an (article L 216-6 III du code rural). Les particuliers produisent et vendent au plus une portée par an. D'ici le 14 octobre sera appliquée l'ordonnance de la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt. Celle-ci prévoit que les particuliers n'aient plus le droit de vendre des chiens et des chats non inscrits sur les LOF et LOOF Ils pourront continuer cependant à élever une portée LOF ou LOOF. Il s'agirait de faire en sorte que certaines races ne disparaissent pas du patrimoine génétique français canin. Aucune précision n'a été faite sur ces races.

repères

> Selon une enquête menée par le Syndicat national des professions du chien et du chat en 2013-2014, on comptait, en France, 8.120 élevages professionnels de chiens et de chats ( 6.455 pour les chiens et 1.755 pour les chats).
> En Indre-et-Loire, on compte 63 élevages de chiens et de chats, indique la Direction départementale de la protection des populations. Vingt-deux d'entre eux ne sont que des pensions.
> Le syndicat a mené, durant une semaine, une enquête sur les petites annonces d'un site de vente en ligne, en décembre 2013. En région Centre-Val de Loire, la vente par les particuliers représentait plus de 70 %.

Vanina Le Gall

Une pétition en ligne depuis juillet

17/08/2015 05:40

  

 Une petition en ligne depuis juillet image article large

 

L'éleveuse a lancé une pétition en ligne, le mois dernier.

 

  L'éleveuse sort ses griffes pour défendre son métier

Agnès Goarnisson a décidé de se battre pour son métier-passion. Le 26 juillet, elle a mis en ligne une pétition, destinée en priorité à ses collègues éleveurs. Depuis, elle a élargi son auditoire et comptait plus de 4.000 signatures à travers la France. Intitulée« Que le LOF et le LOOF respectent les éleveurs déclarés », cette pétition vise à faire changer les choses. Dans son texte, Agnès Goarnisson explique :« Le LOF et le LOOF sont complices du travail dissimulé et de la concurrence déloyale des particuliers à notre encontre, qui font souvent plus d'une portée par an et qui vendent des dizaines de milliers de chiots et chatons au black pour des dizaines de millions d'euros chaque année ! »Rappelons que l'inscription au Livre des origines français (LOF) est le registre créé en 1885 par la Société centrale canine, où sont répertoriées les origines des chiens français de race. Seuls les chiens qui y sont inscrits ont droit à l'appellation « chien de race », ce qui justifie un prix plus élevé qu'un chien croisé par exemple. Un chien LOF possède un pedigree. Pour les chats, ce même registre, le LOOF, tenu à jour par la fédération pour la gestion du livre officiel des origines félines, existe depuis 1996. L'inscription à ce registre se fait contre plusieurs dizaines d'euros. Une manne. Les deux registres sont agréés par le ministre de l'Agriculture.
Agnès Goarnisson persiste et signe :
« Nous exigeons que le LOF et le LOOF n'acceptent plus ces demandes de pedigrees d'éleveurs illégaux. »

La pétition se trouve sur www.mesopinions.com

Commentaires   

+1 #1 Ras le bol !Sophie 18-08-2015 15:33
En tant qu'éleveuse professionnelle du chien, j'ai exactement les mêmes attentes que vous, Agnès.
Le comble, c'est que c'est Nous, éleveurs professionnels qui passons pour des jaloux, des méchants, vis à vis des particuliers qui font x et x portées par an, sans rien déclarer !

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